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Vous pouvez télécharger cette interview en cliquant ici !
Replaçons ici une réponse du Ministre de l'intérieur à une question écrite formulée en mai dernier par JL Masson, sénateur.
Rappelons que cela fait de nombreux mois que nous demandons cette information....
M. Jean Louis Masson demande à M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales de lui préciser si les décisions prises par un maire en vertu de l'article L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales (CGCT) sont rendues exécutoires dans les mêmes conditions que les délibérations du conseil municipal, et de lui indiquer quelles sont les conséquences lorsque le maire omet de rendre compte de ces décisions à chacune des réunions obligatoires du conseil municipal, comme l'impose le troisième alinéa de l'article L. 2122-23 du CGCT.
L'article L. 2122-23 du code général des collectivités territoriales dispose que les décisions prises par le maire en vertu de l'article L. 2122-22 sont soumises aux mêmes règles que celles qui sont applicables aux délibérations des conseils municipaux portant sur les mêmes objets. Elles sont donc rendues exécutoires dans les conditions prévues aux articles L. 2131-1 et L. 2131-2 du CGCT, après leur publication et leur transmission au représentant de l'État dans le département. Le maire doit rendre compte à chacune des réunions obligatoires du conseil municipal des décisions qu'il a prises dans le cadre des délégations qu'il a reçues en vertu de l'article L. 2122-22. Ce compte rendu doit être suffisamment explicite pour que soit remplie cette obligation d'information du conseil municipal. La juridiction administrative peut être amenée à sanctionner l'inaccomplissement de cette obligation et délivrer au maire une injonction de rendre compte au conseil municipal dans le délai qu'il prescrit (TA Strasbourg, 20 août 1997, Masson/Ville de Metz). Le conseil municipal peut mettre fin à tout moment aux délégations qu'il a consenties au maire (art. L. 2122-23 du CGCT).
Sur le sujet de la démocratie locale et de l'information des citoyens nous nous exprimons régulièrement dans ce blog, et dans le cadre de notre représentation au sein du conseil municipal.
Les réunions du conseil municipal, ouvertes à tous les citoyens, sont "normalement" l'occasion d'échanges de points de vue et d'idées sur la vie communale..... C'est la raison pour laquelle nous demandons que soit rédigé un procès verbal du conseil municipal, jusqu'à ce jour simple intention inscrite dans le règlement intérieur de notre conseil, afin que la population puisse prendre acte des points de vue exprimés par les uns et par les autres sur les sujets débattus en séance. Le compte rendu partiel et platonique des délibérations réalisées en conseil ne pouvant suffire à cette mission...
C'est pourquoi nous rédigeons pour chaque séance publique du CM un compte rendu plus exhaustif et que nous cherchons à rendre le plus objectif possible. C'est d'ailleurs cette information que viennent en masse rechercher les lecteurs de ce blog.
Le procès verbal existe à La Motte Servolex ; les comptes rendus y sont exhaustifs, complets et consultables sur le site internet de la commune, ce qui permet à tout citoyen de pouvoir suivre à distance les débats... Nous sommes bien loin de la pratique challésienne.
Mais en supplément, il faut relater l'activité d'une association locale qui s'exprime sur les sujets importants de la commune et qui met en ligne les séquences vidéo des conseils.... une expérience intéressante qui pourrait faire des émules ici ou là.
http://www.deslamotte.com/article-conseil-municipal-du-25-mai-2010-2nd-partie-51180012.html
Précision utile : cette référence à cette expérience ne signifie pas que l'on adhère aux idées et points de vue de cette association. Seule la démarche nous paraît intéressante.
Présentons quelques unes de nos positions au sein du Conseil Municipal.
Au préalable, rappelons que le mode de désignation des conseillers repose sur un scrutin de liste combinant règle majoritaire et proportionnelle ; ainsi, avec près de 36% des suffrages exprimés
la liste Agir ne dispose que de 5 sièges sur les 27, soit 18,5% du total. La logique est de conforter les majorités en place afin de dégager les moyens d’une politique stable….. mais cette
logique, compréhensible, conduit souvent à la marginalisation des minorités.
Dans ce contexte parfois inconfortable, nous continuerons à nous exprimer en toute liberté pour porter les valeurs auxquelles nous sommes attachés et nous nous appuierons désormais sur les
articles du code général des collectivités territoriales et les jurisprudences des tribunaux administratifs qui définissent les rôles du maire et de l’assemblée municipale ainsi que les droits de
tous les élus (droit à l’information notamment et à la formation).
Nous avons contribué à l'enquête concernant la modification du POS sur la zone St Vincent, en regrettant que ce projet ne puisse attendre la mise en place du PLU qui, lui, assure une cohérence
générale. En outre, l'accès par la zone St Vincent étant supprimé sur le plan présenté, nous nous interrogeons sur le dimensionnement des voiries nécessaires au nouveau trafic sur le secteur, sur
les aménagements à prévoir pour assurer la tranquillité et la sécurité des déplacements et sur le coût financier que la commune devra assumer. Enfin, nous demanderons des garanties sur la
participation des promoteurs du projet immobilier quant au financement de la part des logements sociaux prévus par la Loi SRU.
Nous suivons avec attention l'élaboration du Plan Local d'Urbanisme et nous rappelons notre volonté que les zones naturelles et agricoles trouvent toute leur place dans notre commune. L'enjeu
d'une agriculture de proximité et de qualité est désormais évident.
Concernant la ZAC du Centre ville, nous souhaitons que cette réalisation soit véritablement exemplaire et nous sommes convaincus qu'un cahier des charges assurant la maîtrise architecturale,
l'utilisation des énergies renouvelables et la performance énergétique est indispensable. Nous sommes attachés autant que faire se peut à la préservation et à la réhabilitation des bâtiments
présentant un intérêt patrimonial.
Dans les prochains jours et prochaines semaines des décisions importantes seront à prendre : budget, ZAC du centre, PLU. Nous continuerons à nous exprimer en toute liberté sur ces sujets et à
faire part de vos préoccupations au sujet des projets qui feront la qualité de vie sur notre commune.
Nous recevrons avec plaisir vos remarques sur notre action à travers notre blog (www.agirpourchalles.org) ou notre boite aux lettres en mairie.
Les séances du Conseil Municipal sont publiques et peuvent être une occasion de nous rencontrer.
Paul, Viktor, Candide,
Suite aux échanges que vous avez tenus sur notre blog, et comme promis, nous avons voulu faire le point sur le fonctionnement d’un conseil municipal, et plus particulièrement ce qui concerne les délégations données au maire d’une commune. Les propos qui suivent sont un peu techniques, mais comme le sujet est ardu, il faut être les plus précis possibles.
Suite aux élections municipales, un maire est élu par le conseil municipal.
Sa légitimité ne souffre d'aucune contestation, dans la mesure du respect des règles électorales. Cette légitimité n'induit pas une souveraineté absolue et un pouvoir sans
limite.
Se pose donc la question des pouvoirs du maire d’un côté et du conseil municipal de l’autre. En fait, dans nos institutions démocratiques et républicaines, cette question se résout par des textes légaux qui organisent la répartition des pouvoirs. Ces textes sont concentrés dans le Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT). Comme toujours, ces textes ne peuvent pas prévoir toutes les situations et la jurisprudence issue des décisions judiciaires du Conseil d’Etat et tribunaux administratifs viennent les compléter.
Dans le texte que vous pouvez télécharger, nous engagerons d'abord un tour d’horizon général sur les compétences réciproques du maire et du conseil municipal. Ensuite, nous focaliserons notre attention sur l’objet qui a animé vos discussions, à savoir les droits et obligations liés aux délégations accordées au maire et les modalités des transactions immobilières. Enfin, nous étaierons ces analyses en illustrant par les exemples de municipalités voisines (extraits des comptes rendus des conseils municipaux mis en ligne sur les sites internet officiels des communes).
Les textes de loi décrivent précisément le cadre général du fonctionnement des conseils municipaux. Ces règles sont précisées par le règlement intérieur du conseil municipal. Quoiqu'il en soit les débats du conseil doivent obligatoirement porter sur les questions placées à l'ordre du jour. Il ne peut y avoir de délibération prise sur un sujet non prévu ni pour un sujet pour lequel l'information n'aurait pas été suffisante. Les questions diverses doivent être de moments d'information, mais il ne peut y avoir de délibération sur des sujets majeurs....
Au sein des conseils des décisions sont prises, des actes sont décidés : il s'agit donc de savoir qui prend les décisions dans tel ou tel domaine et dans quelles conditions.
Vous vous êtes interrogés sur les pouvoirs du maire en matière d'acquisition immobilière et sur les compétences du conseil municipal. Au final, il ressort de nos lectures et consultations que les acquisitions sont de la compétence du conseil municipal lequel doit décider en toute connaissance de cause ; il n'est pas question de la simple information du conseil : son pouvoir est sur ce domaine décisionnel ; le maire dispose du pouvoir exécutif : c'est à lui d'effectuer les actes authentiques.
Vous avez aussi évoqué les délégations dont dispose le maire d'une commune : celles-ci sont strictement définies et ne peuvent pas s'exercer de n'importe quelle façon. Ainsi, il doit rendre compte lors des conseils obligatoires (une fois par trimestre donc) des décisions prises dans le cadre de ces délégations.
La légalité des procédures est contrôlée par un service spécialisé de la préfecture ("contrôle de légalité") ; dans le droit commun, la contestation d'une délibération, si celle-ci a été réalisée dans le respect des règles, est de 2 mois.
Pour télécharger les éléments réglementaires et législatifs : [cliquez ici]
Pour télécharger des exemples concrets tirés de communes voisines : [cliquez ici]
Pour télécharger l'article relatif aux délégations transférables au maire par décision du conseil municipal : [cliquez ici]
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