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Comme ces dernières années, nous livrerons ici une analyse rétrospective du budget de notre commune pour mieux comprendre les enjeux de moyen et long terme le concernant.
Le budget de notre commune doit s'analyser au regard de la politique d'investissement qui est actuellement menée notamment au niveau du centre-ville mais aussi au regard des dépenses d'équipements publics qui seront nécessaires du fait de l'accroissement de la taille de la commune tel qu'il est programmé par le PLU voulu par la majorité en place.
Sur ces 10 dernières années, l'investissement annuel moyen, en euros courants, est de 2 millions. Mais la tendance des ces 4-5 dernières années nous amène plus vers un montant de 2,4 millions d'euros.
Il faut considérer que ce montant progressera ces prochaines années : le centre-ville mobilisera des moyens importants et les besoins non satisfaits à ce jour en matière d'équipements collectifs ou d'infrastructures de communication seront aussi une source de hausse.
Bud
get challes rétrospective investissements et financement. De
fait, vient la question du financement de ces investissements. Plusieurs sources alimentent ce financement. Le socle est l'excédent de fonctionnement qui nourrit notre capacité
d'autofinancement laquelle peut être envisagée brute ou nette de remboursement de la dette.
Cette dernière s'élève sur la moyenne 2007-2010 à 724 000 €. Nous sommes donc bien loin d'autofinancer l'investissement
mais ce n'est jamais le cas, où que ce soit. Cependant, il faut remarquer que cette capacitié d'autofinancement décline régulièrement depuis 8 ans si on l'envisage dans son "pouvoir d'achat". Sur
2009-10 cette capacité nette d'autofinancement mensurée en euros constant s (déduction faite de l'inflation générale en France estimée par le prix du PIB) est inférieure de 19% à celle dégagée en 2001-2002 !
Cette estimation serait plus inquiétante encore si l
'on prenait pour base l'indice des prix calculé par Dexia-Crédit Local puisque sur la période 2000-2010, les prix des travaux publics et du bâti ment ont augmenté de plus de 40% contre
20% seulement pour les prix généraux
du PIB !
La raison de cette perte de pouvoir d'achat en biens d'équipement de notre capacité
d'autofinancement vient d'une hausse des dépenses de fonctionnement de notre ville toujours plus importante que la hausse des recettes de fonctionnement. Comme nous l'avons déjà
signalé pour les années précédentes, les charges croissent structurellement en lien avec l'augmentation de la dimension de notre commune, quand dans le même temps les rec
ettes fiscales et les
subventions de fonctionnement ne suivent pas le mêm e rythme, avec des aléas forts pour une recette importante pour notre budget, la fiscalité liée aux jeux du Casino.
Rappelons que c'est cette recette aléatoire qui génère l'excédent de fonctionnement et notre capacité d'autofinancement...... Le maire a
voulu de longue date une politique fiscale de faible imposition, certes populaire, mais préparant peu l'avenir....
Aussi pour financer l'investissement, il reste deux moyens : les subventions publiques de l'Etat ou collectivités territoriales partenaires auxquelles s'ajoutent les ressources liées à l'emprunt.
Ces subventions ont été importantes et sont toujours importantes pour l'équilibre des opérations. Nous sommes donc dépendants de cette quête aux subventions ! Subventions dont on peut dire qu'elles seront à l'avenir de moins en moins généreuses pour deux raisons. La situation des comptes publics va raréfier la source des subventions. D'autre part, notre faible mobilisation du potentiel fiscal municipal nous fait perdre en crédibilité dans nos demandes de subventions.
Reste le crédit qui a été utilisé comme une source importante de financement ces dernières années avec notamment ce fameux crédit indexé sur sur le Libor USD 12 mois et potentiellement dangereux en cas de
relèvement des taux d'intérêt sur les crédits en dollars. Sur les douze derniers mois, ce taux a progressé de 35%, marquant peut-être une
inversion dans la baisse des taux constatés ces dernières années. Malheureusement, pour sortir de ce crédit une soulte de 600 000 euros est demandée ! Mais en contrepartie, c'est sortir du piège
infernal des taux d'intérêt en cas de relèvement des taux du Libor.
Cette situation constatée sur les crédits et sur les subventions justifie notre affirmation posée plus haut indiquant que la stratégie municipale en matière de fiscalité préparait mal l'avenir ! C'est bien pour cette raison que les taux de la taxe d'habitation et taxe foncière ont été relevés et que la majorité a fait le choix d'appliquer la taxe locale sur la consommation d'électricité.
Ces relèvements de la fiscalité locale s'effectuent dans un contexte de hausse des charges pesant sur les ménages et qui
ont tendance à dégrader la situation des plus fragiles. C'est pourquoi nous demandons que notre politique soit prudente et qu'elle répartisse équitablement l'effort de tous à l'amélioration de notre cadre de vie... mais pour l'heure, nos appels à cet examen du poids de la fiscalité locale n'a pas trouvé d'échos favorables
au sein de la majorité qui préfère augmenter la fiscalité, uniformément, pour tous, quelque soit la situation de chacun !
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